Pleine lune, insomnie et autres bizarreries

Je reviens de travailler. La lune fait un strip-tease ce soir. Étincelante, pleine, elle rend les étoiles jalouses en prenant toute la place. J’arrive pas à fermer l’oeil. Je me dis que le cycle lunaire est le grand responsable de mon insomnie. Rien de moins. Je suis persuadée que ce moment du mois, et les quelques jours qui  précèdent aussi, produisent leurs effets bizarres sur une masse critique de gens (et d’animaux!).

Primo, y’a mon chat. Il miaule à fendre l’âme, tourne en rond et court partout, fonçant tête première dans les murs comme si c’était des matelas à mousse mémoire. Les mauvaises langues diront que tous les chats agissent ainsi. J’achète pas cette généralité.

Bon, il n’est plus tout jeune. C’est peut-être un début de démence féline. J’en sais rien, je ne suis pas Docteur Dolittle. Les motifs de ses miaulements répétés demeurent inexpliqués. Sa pyramide de Maslow féline est pourtant comblée. Il a mangé et bu. Sa litière est nette. Je l’ai flatté, lui ai accordé du temps de qualité (!!!). Bon, c’est vrai qu’en termes de contacts sociaux avec des individus de son espèce, c’est pas mal mort. Sa seule interaction inter-espèce est moi-même. Et je me limite à quelques coups de brosse, à quelques flatte-flatte sur la bedaine pis au lancer trois pieds de la traditionnelle boulette de papier d’alu (ça pis les olives dans leur saumure, ça fait sa soirée).

Y a aussi eu le chat d’une amie. Plus tôt en journée, il a pogné une transe en bavant sur mon jeans. Il me lâchait pas d’une semelle. Je veux bien croire qu’il devait se rendre compte que la proprio du jeans avait un autre matou comme coloc, mais quand même… Il était… pas dans son état normal de chat. L’effet pleine lune, je vous dis…

Si on lâche le règne animal pis qu’on se concentre sur l’humain… Je peux vous dire que depuis quelques jours, je perçois une fébrilité, une impatience chez les gens autour de moi. Le point culminant a été atteint ce soir. Au travail par exemple. On dirait qu’il y a le feu… Tant pour les patients que… pour le personnel.

Moi… je me sens survoltée. Stressée. É-nar-vée. Y a aucune raison. C’est juste avant-hier, en commençant à afficher certains des « symptômes » énumérés (pas ceux du chat, là, ceux des lignes de texte précédentes!) que j’ai songé à consulter le calendrier lunaire 2016. Je me suis aperçue, sans surprise, que la pleine lune tombait le 22 avril.

Ça me fait « ça » TOUTES les pleines lunes… Quelques jour avant, aussi. Dans la même semaine, j’ai rêvé deux fois au même individu, les deux fois, dans le même contexte. Esprits tordus, relaxez-vous! C’était pas un rêve pour adultes. C’était plus un « Club des ex » du rêve, ou encore, pour les vintage, un « Téléservice » (Claude Saucier l’animait dans le temps), parce qu’il y avait des discussions… animées entre moi et l’autre personne. Par contre, ça faisait des mois, voire des années, que je n’avais pas parlé pendant mon sommeil. Et ça s’est produit la nuit passée. Ça m’a réveillée. Déjà que je parle assez en état d’éveil, y’a pas moyen que je prenne un break durant la nuit??? Vous pouvez pas passer le mot au cerbère des portes du monde onirique, svp? Semblerait que c’est pas la nuit passée que j’ai réglé le « problème », en tout cas. Bonne pleine lune! Je m’en vais me coucher. En espérant changer de canal nocturne et reléguer Téléservice aux années 80 😉

Pleine lune

@Copyright Geneviève Riel-Roberge (image : Google image)

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