Yark traumatisme

Yark. J’aurais dû m’en douter. Après une belle journée ensoleillée hier, à me balader dans les bois, à profiter de la vie, à laisser le soleil filtrer dans ma noirceur, fallait ben qu’une découverte de marde assombrisse ce tableau (presque) idyllique.

J’sais pas pourquoi. Des fois, ma curiosité me tue. Elle aura ma peau. J’ai fait une découverte dont je me serais passée. Vivement que l’humanité me surprenne. Tsé quand tu découvres que la personne qui était encore dans ta tête y’a pas si longtemps. Tsé celle qui t’avait dit qu’à son âge, le couple ce n’était plus un concept pour elle, pis toute pis toute… Celle-là même qui tentait de te convaincre, tout en refaisant ponctuellement surface dans ta vie, qu’elle était habitée par une autre personne… et qu’il était, du coup, impossible pour elle de même songer à se remettre sérieusement avec quelqu’un… Ben c’te personne-là. Fourbe, après coup, c’est ce dont tu t’aperçois… Ben câlisse… Elle s’est affichée. Rematchée. Au su et vu de tous. Ah ben. Contente pour elle, je devrais l’être? Sans aucun doute. Je m’épargne du trouble. Après tout, j’avais moi-même indiqué à ce triste sire de faire comme si j’étais morte. C’est un peu vrai. À force de l’aimer sans retour, une part de moi est vraiment morte. A disparu. Ne sera plus jamais là. Mais c’étais-tu nécessaire que cet individu me bourre de marde? Qu’il s’invente un personnage féminin autre, qui au final n’a aucune existence propre j’en suis persuadée, pour justifier qu’il ne sera plus jamais « officiellement » avec quelqu’un? C’était vraiment nécessaire, ça? Câlisse. Ça fait deux tours de calendrier. C’est comme si c’était hier. J’ai juste trop de mémoire. Une qualité (trop) compatible avec la rancune.

Les gens. Arrêtez donc de vous bourrer de marde les uns les autres. Juste vous dire la vérité, ce serait déjà pas pire. J’ai fait une purge y’a pas longtemps. Non. Pas un régime aux pissenlits ou au radis noir pour me décongestionner le foie. J’ai flushé du monde. Du vrai monde. Pis en les flushant, sans culpabilité comme on tire une chaîne de toilette, je leur ai vraiment dévoilé les véritables raisons à la base de ma décision. Qui dit flusher n’est pas synonyme, curieusement, de « bourrer de marde ». J’ai été honnête et transparente. Trop d’énergie inutilement gaspillée que de ne pas l’être. Ben quin. Je me dis qu’à force de me construire un château d’honnêteté, je vais finir par propager la technique comme la seule adéquate à adopter. Pis que même peut-être je finirai par tenir un immense banquet de la Vérité où y’aurait trop de convives, inspirés par la démarche. Mais non. J’suis toujours toute seule à mon party de Vérité. Visiblement, personne veut embarquer dans le mouvement. Dans les « on vous croit », « moi aussi » pis tous ceux du même acabit, y’a toujours pénurie de billets. Ça se presse au portillon. Pas de danger que le même phénomène se produise pour le simple fait de dire les vraies choses, sans mensonges, sans vernis, sans remplissage, sans botox de l’âme. Non. Pas de danger, vraiment. Longue vie à ton couple, dude. Qui sait. Avec un peu de chance, un alignement idéal des astres, un réalignement des chakras, un tsunami, une tornade, un Act of God, une apocalypse, un Deutéronome pis trois bières 8 %, tu vas peut-être finir par avoir du plomb dans tête. Peut-être. Dommage que toute ta connerie n’ait jamais servi qu’à tes propres intérêts… Ne me dites pas que j’écris bien. Je traduis la rage. Un état d’esprit qui a toujours trop de mots… et rarement les bons 😦

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